Synthèse – Information aux professionnels de santé

17 mars – 20h

Conduite à tenir pour tous en cas de symptôme évocateurs du COVID-19 : (toux, fièvre)

Contacter son médecin traitant. A défaut, les permanences de soin ou les solutions de télémédecine sont utilisables.

En cas de signes de gravité (malaise, difficultés respiratoires) : appeler le SAMU-centre 15

Dans tous les cas, contacter par téléphone, et ne pas aller directement chez son médecin traitant, ou dans les centres d’accueil urgences, afin d’éviter le contact avec d’autres patients.

Conduite à tenir pour les professionnels présentant des symptômes ou ayant été en contact avec un cas de Covid-19

  • Les professionnels de santé présentant des symptômes sont testés afin de confirmer biologiquement (ou non) leur infection au COVID-19.
  • S’ils sont négatifs, ils peuvent poursuivre leur travail.
  • S’ils sont positifs, les recommandations de prise en charge sont identiques à la population générale : isolement, arrêt de travail et levée de l’isolement 48h après résolution complète des symptômes.
  • Les professionnels de santé sans symptômes mais contacts d’un cas COVID-19 en l’absence de mesures de protection appropriées doivent auto-surveiller leurs symptômes, appliquer les gestes barrières et porter un masque sur le lieu de travail et avec les malades. En cas de premiers symptômes, ils s’isolent immédiatement et contactent un médecin.
  1. Stratégie de prise en charge à domicile et isolement
  • Les patients atteints de COVID-19, en l’absence de critères d’hospitalisation (symptômes graves tels que difficultés respiratoires), sont pris en charge à domicile et y sont isolés de manière stricte.

Un arrêt de travail sur libre appréciation médicale leur est prescrit. Toutefois, en cas de forte suspicion de COVID-19, la durée préconisée est de 14 jours.

  • Le traitement est symptomatique, accompagné de conseils d’hygiène et de surveillance. Les AINS et corticoïdes sont proscrits.
  • Les modalités du suivi sont décidées sur appréciation médicale :

– Une autosurveillance simple des symptômes, sans programmation ultérieure de consultation.

– Un suivi médical (téléconsultation à privilégier, à défaut physique) entre J6 et J8 pour surveillance.

– Un suivi renforcé à domicile par IDE pour sujets à risques ne pouvant assumer une autosurveillance.

– Une HAD pour surveillance renforcée, chez les patients > 70 ans avec risques de complication ou complexité psychosociale).

  • En cas d’aggravation des symptômes (difficultés respiratoires), les patients doivent contacter le SAMU Centre 15.
  • L’isolement est levé 48h après résolution complète des symptômes.
  • En cas de cas avéré de COVID 19 au sein d’un foyer
  • L’ensemble du foyer doit également être isolé strictement à domicile (sauf ravitaillement alimentaire).
  • Les membres du foyer qui ne présentent pas de symptômes doivent appliquer les recommandations d’isolement avec un malade, prendre leur température 2 fois par jour et auto-surveiller leurs symptômes.
  • Conseils pour l’isolement :

Afin de ne pas contaminer les autres membres du foyer, il est conseillé de rester dans une pièce spécifique, en évitant les contacts avec les autres occupants du domicile, d’aérer régulièrement.

Si possible, une salle de bain et des toilettes spécifiques sont à privilégier. Dans le cas contraire il est recommandé de se laver les mains fréquemment, de ne pas toucher d’objets communs et de laver quotidiennement les surfaces fréquemment touchées (poignées, téléphones mobiles, etc.).

Il est déconseillé de recevoir de visites sauf indispensables, comme les aidants à domiciles.

Enfin, les livraisons à domicile sont possibles, en laissant le colis sur le palier.

Information complémentaire:

Pour désengorger le 15 et les appels aux médecins traitants, le Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance et le département de Pharmacologie du CHU de Bordeaux ont réalisé le site suivant afin de permettre aux patients d’obtenir une réponse claire sur les risques relatifs à l’automédication (Antiinflammatoire non stéroïdien, corticoïdes…) et ses traitements habituels :

– https://www.covid19-medicaments.com/

Ce qui s’applique à nos établissements

Situation 02 novembre

  • L’ensemble de nos établissements et services sociaux et médico-sociaux pour enfants et adultes, ainsi que les accueils de jour et les structures de répit sont ouverts. Les règles sanitaires y sont renforcées : respect strict des gestes barrières, équipements de protection, renforcement de la surveillance des résidents présentant une fragilité ou un symptôme, pas de circulation entre les groupes…
  • Les services d’accompagnement à domicile et vers l’emploi : SAMSAH, SAVS et dispositif emploi accompagné continuent de fonctionner dans des conditions adaptées.
  • ESAT et entreprise adaptée restent ouverts, à l’exception des restaurant ouverts au public qui sont fermés. Les travailleurs handicapés « vulnérables » en ESAT pourront obtenir des indemnités journalières dérogatoires avec garantie de rémunération.
  • L’intervention de professionnels de santé extérieurs et essentiels pour les personnes accompagnées reste possible, en accord avec la direction de l’établissement.

Visites et sorties week-end

  • Le droit des visites est maintenu mais doit être encadré et sur rendez-vous. De même, les personnes hébergées en structures auront la possibilité de rentrer chez elles le week-end, si aucun cas de Covid-19 avéré n’est présent dans l’établissement ou la famille.
  • Les retours en familles le temps du confinement sont possibles après signature d’un formulaire spécifique. L’établissement assurera une continuité de l’accompagnement des usagers rentrés au domicile de leur proche. En cas de difficulté à domicile et de retour en établissements, les usagers seront testés et isolés pour éviter toute propagation du virus au sein de l’établissement.

Covid-19 : point sur la situation

Mise à jour : 30 octobre 2020

Ce qui s’applique à nos établissements

Retrouvez les mesures qui s’appliquent à nos établissements et services et comment ils se sont réorganisés.

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Des ressources pour vous aider & répondre à vos questions

Retrouvez des outils et ressources utiles pour vous faciliter le quotidien avec votre proche en situation de handicap à domicile.

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Les outils en Facile à lire et à comprendre

Retrouvez les outils en FALC pour expliquer la situation et le confinement aux personnes en situation de handicap.

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Les dernières actualités

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La coquetterie n’est pas de mise en période d’épidémie

Une action mécanique de lavage d’au moins 30 secondes

Le lavage doit inclure:

paume des mains,

dessus des mains,

entre les doigts,

les pouces,

les bouts des doigts,

le creux de la main,

les poignets.




Un séchage avec si possible une feuille en papier à usage unique…

…qui sera utilisée pour fermer le robinet d’eau avant d’être jetée

Pour être efficace en toute circonstances, il est nécessaire:

  • De ne porter aucun bijou (bague, bracelet, montre) :
    en effet, les virus adorent s’y loger et ne sont pas éliminés lors du lavage des mains. Pour le port d’un masque et d’une surblouse, il ne faut pas porter de collier ni de boucles d’oreilles pendantes et les cheveux doivent être attachés.
  • Avoir des ongles coupés courts, pas de vernis ni de faux ongles : là encore le lavage des mains sera inefficace et le risque est également de percer les gants.

Cela doit être répété très régulièrement et dans tous les cas avant et après toute action auprès d’un usager, avant et après la mise en place d’un masque ou de tout autre équipement de protection mais aussi avant et après les repas, passages aux sanitaires,temps de pause etc.

Equipement de protection individuel

La mise en place et le retrait d’un équipement de protection individuel (EPI) quel qu’il soit nécessite également de respecter des règles d’hygiène strictes : lavage des mains ou friction de solution hydro alcoolique avant et après chaque des actions.
Les EPI sont portés en fonction de l’action réalisée auprès d’un usager et en fonction de son statut (non malade versus possiblement malade ou malade).
La tenue complète n’est donc pas à porter au quotidien auprès de tous les usagers!

Pour mettre le masque :
1° Prendre dans chaque main un élastique
2° Passer les élastiques derrières les oreilles
3° Ajuster le masque du sommet un nez jusqu’à sous le menton.

Une fois le masque mis en place, il ne faut pas le toucher, l’enlever les le remettre à plusieurs reprises ni le mettre sous le menton pour parler à quelqu’un ou parce que l’on est sur un temps de repos.

Pour enlever le masque, ôtez les élastiques sans toucher le visage.

S’il s’agit d’un masque chirurgical, le jeter dans les DASRI (sacs et cartons de couleur jaune).
S’il s’agit d’un masque barrière, le mettre dans le circuit du linge prévu par l’établissement. Ne pas oublier de se laver les mains !

Pour mettre les gants:
1° Commencer par se laver les mains (geste barrière bien ancré dans nos pratiques professionnelles!)
2° Prendre le gant par le bord du poignet
3° Enfiler le premier gant puis le second en évitant de toucher la peau de l’avant bras avec la main déjà gantée.

Pour enlever les gants:
1° Saisir la surface extérieure du premier gant au nouveau du poignet
2° Enlever le gant en le retournant sans toucher l’extérieur.
3° Mettre le gant enlevé dans la main gantée et procéder de même.
4° Jeter les gants dans les DASRI ou dans un sac poubelle
classique préalablement doublé d’un autre et dédié aux EPI.


C’est un peu acrobatique il est vrai !

Encore et toujours se laver les mains.

Pour les surblouses (à réserver à la prise en charge des personnes présentant des symptômes ou confirmées malades) : tout dépend du modèle mais en règle générale:
1° Enfilez un bras puis l’autre
2° Assurez-vous qu’elle est bien ajustée et couvre le reste des vêtements portés
3° Nouer les cordons derrière la nuque
4° croiser la surblouse dans le dos afin de ne pas laisser
d’espace et nouer les cordons autour de la taille (devant ou derrière selon la
longueur du fil)

Pour enlever la surblouse :
1° Garder ses gants
2° ôter une manche puis l’autre de la blouse
3° Enlever la bouse en ne mettant pas en contact l’extérieur de la surblouse avec les vêtements.
4° La rouler en boule (le côté en contact avec les vêtements vers l’extérieur, l’extérieur de la surblouse à l’intérieur) puis la jeter dans les DASRI.

 

Diner de Gala Handi’dot

Diner de gala Handidot 2020

Le 5 juin 2020 se tiendra, au Mas d’Hiver des Escaravatiers à Puget-sur-Argens et en partenariat avec Roland Paix Traiteur, le dîner de gala caritatif Handi’dot. Il s’agit de la 5ème édition d’une grande soirée caritative et solidaire organisée au profit du fond de dotation Handi’dot.

Une soirée placée sous le signe de l’inclusion et la solidarité

Chaque année, cette soirée nous permet la collecte de fonds et le financement d’actions innovantes au bénéfice des personnes en situation de handicap. La générosité des partenaires et donateurs reste aujourd’hui essentielle pour mener ces actions à leur aboutissement.

L’Adapei mobilise toutes les forces vives et toutes les compétences : particuliers, petites et grandes entreprises, acteurs institutionnels, pour faire naître de nouvelles formes de solidarité et d’innovation sociale, amplifier les accompagnements et répondre aux besoins des personnes vulnérables sur le département du Var.

A travers les fonds récoltés au cours des années passées, de nouvelles structures ont pu voir le jour permettent aujourd’hui d’accueillir aujourd’hui des publics aux handicaps qui se diversifient. De nouveaux dispositifs d’accompagnement vers l’emploi tendent aussi à se mettre en place.

Une édition 2019 riche en souvenirs!

75 000 euros récoltés!

Des parrains exceptionnels, plus de 50 entreprises présentes, un menu signé par de grands chefs… Tel est le bilan de la 4ème édition du gala Handidot. La générosité et l’énergie de tous ceux qui ont contribué à cette soirée ont permis la récolte de près de 75000€. Des fonds qui nous permettent de financer de nouvelles formes d’accompagnement.

Réserver votre place

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1ère cérémonie des médailles du travail !

L’Adapei organise au cours du 2ème semestre 2020 une cérémonie de remise des médailles du travail pour valoriser et récompenser l’engagement professionnel des salariés totalisant 20 années ou plus au sein de l’Adapei var-méditerranée. 

Si vous êtes éligibles, nous vous invitons vivement à vous rapprocher de votre secrétariat pour constituer votre dossier de demande qui devra être transmis au service RH du siège avant le 8 avril 2020 ! En espérant que cet évènement rassemble le plus grand nombre !

1ère médailles du travail
Article récapitulant les premières médailles du travail attribuées

Adhérer à l’Adapei en 2020

L’Adapei var-méditerranée oeuvre pour défendre les droits les plus fondamentaux des personnes vulnérables sur le département du Var. Notre action militante, née il y a maintenant près de 60 ans, se poursuit à ce jour à travers les nombreux professionnels et parents bénévoles qui se mobilisent pour défendre les droits les plus fondamentaux, favoriser l’échange et la solidarité entre les familles. Adhérez dès aujourd’hui à l’Adapei var-méditerranée, c’est soutenir nos actions et vous engager à nos côtés.

Pourquoi adhérer à l’Adapei Var-méditerranée ?

  1. 1) Soutenir le projet associatif et renforcer la représentativité de l’association
  2. 2) Rencontrer et échanger avec d’autres familles
  3. 3) Participer à la vie de l’association
  4. 4) Voter lors de l’assemblée générale
  5. 5) Adhérer à l’Unapei qui assure la défense des droits des personnes en situation de handicap auprès des pouvoirs public
  6. 6) Recevoir la revue “Vivre ensemble”
  7. 7) Bénéficier de l’aide aux projets vacances Unapei-ANCV
  8. 8) Etre affilié à l’UDAF du Var

Comment adhérer à l’Adapei Var-méditerranée ?

Le montant de la cotisation 2020 est de 65 € , comprenant 42 € pour l’Unapei et 19 € pour l’ Adapei var-méditerranée.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à télécharger notre campagne d’adhésion à travers le lien ci-dessous

 

La taxe d’apprentissage, au service de la formation et l’insertion professionnelle!

L’Adapei var-méditerranée place la formation et l’insertion professionnelle au cœur de ses priorités. A travers les nombreuses actions mises en place au sein de ses établissements, elle vise à permettre aux personnes handicapées de bénéficier d’un enseignement adapté, d’acquérir des compétences professionnelles et sociales, et enfin, d’apprendre un métier.
En reversant leur taxe d’apprentissage à l’Adapei var-méditerranée, les entreprises participent au financement de matériels pédagogiques et à la mise en place de nouveaux locaux : salles de cours, ateliers de formation…

Pourquoi nous verser votre taxe d’apprentissage ?

Nous affecter votre taxe d’apprentissage, c’est contribuer à la construction d’un parcours professionnel épanouissant pour des jeunes et des adultes en situation de handicap, mais c’est aussi jouer un véritable rôle dans leur inclusion sociale et professionnelle en milieu ordinaire.
Au cours des précédentes années, l’Adapei a pu financer des projets et des équipements liés à l’apprentissage tels que :
• Un restaurant d’application à La Crau, qui forme 15 jeunes en situation réelle, aux métiers de la restauration et du service en salle
• Des outils en lien avec les métiers de la viticulture pour le Domaine du Bercail
• Des formations : serveur en restauration par l’Ecole des Chefs, conduite de chariots élévateurs…
• Du matériel informatique

Verser votre taxe d’apprentissage : Quelle procédure à suivre ?

Comment nous verser votre taxe d’apprentissage ?

  1. Contactez votre organisme collecteur ou votre CCI et retirer votre bordereau.
    Vous pouvez également indiquer à votre cabinet comptable votre choix de versement.
  2. Désignez l’un de nos établissements habilités à percevoir la taxe d’apprentissage, en précisant : son nom, son adresse et son numéro UAI.

Quand verser votre taxe d’apprentissage ?

 

Depuis le 1er janvier 2019, la taxe d’apprentissage a fusionné avec la Contribution à la formation professionnelle pour devenir la Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA).

Le versement de la taxe doit désormais s’effectuer directement auprès du siège social de l’Adapei var-méditerranée entre le 1er Janvier et le 31 Mai 2020. 87% des fonds seront consacrés au financement direct des formations en apprentissage, et les 13% restant, aux formations technologiques et professionnelles ainsi qu’aux autres dispositifs.

Télécharger le formulaire de demande de la taxe d’apprentissage

Télécharger la plaquette de présentation de la taxe d’apprentissage

Élections municipales 2020 : aux urnes citoyens !

Depuis mars 2019, la loi reconnaît la pleine citoyenneté à toutes les personnes sous tutelle. Les prochaines élections municipales les 15 et 22 mars marquent une nouvelle étape dans leur participation à la vie politique et publique. Les initiatives se bousculent : portées par le gouvernement, les fédérations, associations, elles visent à informer, simplifier et favoriser la participation des personnes en situation de handicap.

L’Adapei var-méditerranée se mobilise aussi avec la mise à disposition d’outils et une campagne de sensibilisation à destination des familles, professionnels et usagers.

Consulter la boîte à outils “Élections municipales 2020” !

 « Nous mettons fin à la plus cruelle des discriminations qui imposait aux personnes de démontrer leur capacité à exercer un droit à la fois inconditionnel et inaliénable. » C’est avec ces mots lourds de sens que Sophie Cluzel justifiait en mars 2019 la loi pour la réforme de la justice marquant la reconnaissance de la pleine et entière citoyenneté des personnes en situation de handicap ou de fragilité. Plus de 300 000 majeurs sous tutelle ont ainsi pu bénéficier de ce droit pour la première fois lors des élections européennes de 2019.

Un droit encore méconnu

Mais au-delà de l’accès au droit de vote promu par la loi, ce droit reste encore méconnu et insuffisamment accompagné.

Selon une enquête nationale portée l’été dernier par l’association Nous aussi avec l’appui de la fédération ANCREAI auprès 2200 personnes en situation de handicap, un quart d’entre elles informait ne pas être au courant de ce droit et près des trois quarts n’étaient pas allées s’inscrire par manque de connaissance de leur nouveau droit et des démarches.

Pourtant, de nombreuses initiatives ont été mises en place pour faciliter cette participation : plaquettes, guides, affiches, vidéo, applications… recensées sur le site de l’UNAPEI. L’association des maires de France a également proposé sur son site un recueil de bonnes idées pour faciliter les pratiques de vote. « Naturellement, pour jouir d’un droit, il faut en avoir connaissance, explique Pierre Lannes, directeur de filière hébergement. Notre mission aujourd’hui n’est pas tant de mobiliser les personnes accueillies à voter mais plutôt de les informer, de les sensibiliser à l’exercice de la citoyenneté, et dans le cas précis des élections municipales, de les éclairer sur le rôle du maire et son impact dans leur vie quotidienne ».

Au sein de l’Adapei, on multiplie les actions à destination des familles et usagers, et même des mineurs comme au pôle enfance et à l’AVRS avec des « goûters citoyens », pour informer sur les droits, le principe de démocratie, jusqu’à des exercices de mises en situation. Pour les publics majeurs, des réunions d’information sont organisées, mais aussi des temps de lecture des programmes politiques, des affiches en FALC et diffusions de vidéos. « L’accès au droit de vote crée un sentiment d’existence civique et d’inclusion sociale, poursuit Pierre Lannes. Mais affirmer que les personnes handicapées sont des citoyens comme les autres exige que nous leur en donnions les moyens ».

Eclairer sans influencer

Mais vigilance, ni les mandataires, ni les professionnels des établissements ne pourront recevoir procuration. Ce principe est très encadré par la loi. « Notre rôle est l’accompagnement à la citoyenneté en cohérence avec le cadre règlementaire, souligne Magalie Blanc, chef de service. Nous travaillons sur l’autonomie de pensée, et nous développons la notion de choix, de positionnement en tant qu’individu propre ».

Car indéniablement se pose la question de l’influence de l’entourage sur le vote de la personne. Comment s’assurer qu’elle votera selon sa propre opinion ? A cette question, Sophie Cluzel a su couper l’herbe sous le pied des détracteurs : « L’influençabilité, c’est ce qu’on a opposé pour que les droits des femmes ne soient réels qu’en 1944. »

Et la simple possession de cette carte aux couleurs de la République contribue pour les personnes en situation de handicap à modifier le regard des autres et à leur faire prendre conscience qu’elles ont pleinement leur place au sein de la cité. Et pour les éducateurs qui les accompagnent au quotidien, ce droit se résume en deux mot : fierté et reconnaissance.